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Affiche de <em>Matoum e Tevibar</em>, « dramma simbolico per marionette » (Teatro dei Piccoli première, 14 juin 1919), basé sur le drame pour marionnettes du poète d'avant-garde français, le dramaturge et le directeur du théâtre, Pierre Albert-Birot, scénographie et costumes : Enrico Prampolini. Photo réproduite avec l'aimable autorisation de Istituto per i Beni Marionettistici e il Teatro Popolare (Turin, Italy)

Enrico Prampolini

Pays

Italie

Prénom

Enrico

Nom

Prampolini

Naissance

Modène, Italie (1894)

Decès

Rome, Italie (1956)

Peintre et scénographe italien. Dès 1914, les premières esquisses de décors de Prampolini (non réalisées) étaient destinées au Teatro dei Piccoli de Vittorio Podrecca. Ce n’est que cinq ans plus tard, cependant, qu’il appliqua au castelet quelques-uns des principes développés dans son « Manifesto della scenografia futurista » (manifeste La Scénographie futuriste, 1915), en concevant les décors et les marionnettes pour la création de Matoum et Tévibar de Pierre Albert-Birot, une nouvelle fois chez Podrecca (1919). L’« architecture lumineuse » qu’il réalisa à cette occasion, libre combinaison de formes géométriques élémentaires, lui permit de réunir personnages et espace scénique dans une totalité plastique en mouvement, un univers fantaisiste richement coloré.

Après cette réalisation, Enrico Prampolini conçut encore plusieurs projets pour marionnettes. Ceux destinés à Podrecca ne virent pas le jour ; en revanche, Les Scaphandriers nocturnes de Luciano Folgore et Massimo Bontempelli furent joués en 1923 à la Cabaret del Diavolo (Boutique du Diable), un cabaret ouvert par Gino Gori à Rome.

Comme le montrent ses manifestes, Prampolini rencontra la marionnette sur le chemin de ce qui reste sa véritable utopie, la création d’une scénographie dynamique qui serait à elle seule spectacle : projet qui le conduisit, en particulier, à construire la maquette d’un Teatro Magnetico (Théâtre magnétique) exposé à Paris en 1925. Qu’il rêvât de « costumes moto-bruitistes » pour danseurs mécanisés ou bien d’« acteurs-gaz » circulant et pétaradant sous des cloches de verre, il fut l’un des premiers à imaginer un théâtre abstrait, où les contenus narratifs seraient entièrement pris en charge par la lumière, les volumes et les sons.

En 1927-1928, il organisa à Paris, en collaboration avec Maria Ricotti, les représentations du Teatro della Pantomima Futurista (Théâtre de la Pantomime futuriste), qui mêlaient acteurs vivants et doubles animés.

(Voir Italie.)

Bibliographie

  • Lista, Giovanni. La Scène futuriste. Paris: Éditions du CNRS, 1989.
  • McCormick, John, with Alfonso Cipolla and Alessandro Napoli. The Italian Puppet Theater – A History. Jefferson (NC): McFarland & Co., 2010.
  • Oliva, Achille Benito. Prampolini, 1913-1956. Modena: Galleria Fonte d’Abisso Edizioni, 1985.
  • Plassard, Didier. L’acteur en effigie. Figures de l’homme artificiel dans le théâtre des avant-gardes historiques (Allemagne, France, Italie). Lausanne: L’Âge d’Homme/Institut international de la marionnette, 1992.
  • Prampolini, Enrico. “Manifesto della scenografia futurista”. Der Futurismus, August  4, 1922.